La progression exponentielle des savoirs et la remise en question de toutes les pratiques dans un monde de plus en plus incertain posent des questions qui relevaient traditionnellement de la philosophie. Or le développement des sciences conduit celles-ci à se fragmenter en spécialisations de plus en plus pointues, et, par là même, nous éloignent du projet fondamental de la Science, qui est de viser l’unité du savoir.  Face à cet émiettement des spécialités, le philosophe ne peut plus suivre ; parallèlement, les prétentions totalisantes des idéologies globales ont toutes abouti à des échecs plus ou moins retentissants.

Faut-il se résigner à l’ignorance savante de ceux qui savent presque tout sur presque rien ? Ce serait renoncer au projet même de la philosophie. Et si, comme elle tend à le faire, elle se spécialise à son tour, elle ne pourra plus qu’osciller entre une virtuosité insignifiante et des généralités creuses.

ATOMOS fait le pari inverse : la science et la connaissance en général doivent nous permettre de comprendre le réel, à condition de faire se rencontrer les savoirs et de redéfinir la mission de la philosophie, qui est non pas de régenter la connaissance, mais de la penser.